Cession d’actions en Guinée : sécurisez le transfert de votre participation dans une SAS ou une SA

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TABLE DE MATIÈRE

À propos de L'office Maître Kaissa Camara

L’Office Notarial Maître Kaïssa Camara accompagne particuliers, familles, entreprises et investisseurs dans leurs opérations juridiques et patrimoniales en Guinée. Nous combinons expertise notariale, rigueur juridique et accompagnement personnalisé pour sécuriser chaque projet, de sa préparation jusqu’à sa formalisation.

Qu’est-ce qu’une cession d’actions ?

La cession d’actions est l’opération par laquelle un actionnaire, appelé cédant, transmet tout ou partie des actions qu’il détient dans une société à une autre personne, appelée cessionnaire ou acquéreur.

Elle concerne principalement les sociétés par actions, notamment :

  • la Société par Actions Simplifiée SAS
  • la Société Anonyme SA

L’APIP confirme que la SAS et la SA font partie des formes juridiques utilisées en Guinée et identifie leurs détenteurs de titres comme des actionnaires.

La cession peut porter sur :

  • toutes les actions détenues par un actionnaire
  • une partie seulement de ses actions
  • des actions transmises à un autre actionnaire
  • des actions cédées à un nouvel investisseur
  • une participation transmise dans un cadre familial
  • une opération destinée à modifier le contrôle de la société

La cession d’actions doit être distinguée de la cession de parts sociales. Les parts sociales concernent notamment la SARL, tandis que les actions sont caractéristiques des sociétés par actions comme la SAS et la SA.

Pourquoi céder des actions ?

Une cession d’actions peut répondre à différentes situations dans la vie d’une entreprise.

Quitter la société

Un actionnaire peut souhaiter céder l’ensemble de sa participation et sortir complètement du capital.

Réduire sa participation

Il peut également céder seulement une partie de ses actions et conserver sa qualité d’actionnaire.

Faire entrer un nouvel investisseur

Une entreprise peut évoluer en accueillant un nouvel actionnaire qui acquiert les actions d’un actionnaire existant.

Réorganiser le capital

Les actionnaires peuvent modifier la répartition de leurs participations afin d’adapter l’équilibre du capital ou la gouvernance de l’entreprise.

Préparer une transmission familiale

Un actionnaire peut souhaiter transmettre progressivement une partie de sa participation à ses enfants ou à d’autres membres de sa famille.

Accompagner un changement de contrôle

Lorsque la participation cédée est importante, l’opération peut entraîner une modification du contrôle ou de l’équilibre des pouvoirs au sein de la société.

Cession totale ou cession partielle

Cession totale

Le cédant transmet toutes les actions qu’il détient.

Une fois l’opération régulièrement réalisée, il ne détient plus de participation dans le capital de la société.

Cession partielle

Le cédant conserve une partie de ses actions.

Sa participation dans le capital diminue, ce qui peut également modifier :

  • son poids dans les décisions
  • ses droits de vote
  • ses droits financiers
  • son influence dans la société

Il est donc important de déterminer précisément la situation de chaque actionnaire avant et après la cession.

Les actions peuvent-elles être cédées librement ?

Le droit OHADA pose un principe de libre transmissibilité des actions, mais cette liberté peut être limitée par les statuts ou certains accords entre actionnaires.

L’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales permet notamment, dans certaines conditions, de prévoir des mécanismes limitant ou organisant la transmission des actions.

Il est donc indispensable d’examiner les documents de la société avant toute cession.

Pourquoi vérifier les statuts avant de céder ?

Les statuts peuvent contenir des dispositions qui influencent directement l’opération.

Ils peuvent notamment prévoir :

  • une clause d’agrément
  • un droit de préemption
  • une clause d’inaliénabilité
  • des conditions particulières de transmission
  • une procédure d’information
  • certains délais
  • des restrictions concernant les acquéreurs
  • des mécanismes particuliers en cas de sortie d’un actionnaire

La souplesse de la SAS rend cette vérification particulièrement importante, car une part significative de son organisation repose sur les règles prévues par ses statuts. L’APIP souligne d’ailleurs que cette liberté contractuelle nécessite une rédaction statutaire rigoureuse.

Qu’est-ce qu’une clause d’agrément ?

Une clause d’agrément permet de soumettre l’entrée d’un nouvel actionnaire à l’autorisation de la société ou d’un organe déterminé.

Elle peut ainsi permettre aux actionnaires existants de contrôler l’arrivée d’une personne extérieure.

Dans certaines sociétés par actions non cotées, le droit OHADA autorise les statuts à soumettre la transmission d’actions à un tiers à l’agrément de l’organe compétent.

Avant la cession, il faut donc vérifier :

  • si une clause d’agrément existe
  • à quelles cessions elle s’applique
  • qui doit donner l’autorisation
  • quelle procédure doit être suivie
  • quels délais doivent être respectés

Qu’est-ce qu’un droit de préemption ?

Le droit de préemption permet à certaines personnes, généralement les autres actionnaires, de bénéficier d’une priorité pour acquérir les actions qu’un actionnaire souhaite céder.

Avant de vendre à un tiers, le cédant peut donc être tenu de proposer préalablement les actions aux bénéficiaires de ce droit.

Il faut notamment examiner :

  • les personnes bénéficiant du droit
  • le nombre d’actions concernées
  • le prix proposé
  • le délai de réponse
  • les modalités prévues par les statuts ou l’accord entre actionnaires

Le droit OHADA reconnaît différents mécanismes permettant d’organiser la transmission des actions, notamment l’agrément et la préemption.

Qu’est-ce qu’une clause d’inaliénabilité ?

Une clause d’inaliénabilité peut interdire temporairement à un actionnaire de céder certaines actions.

Dans le cadre OHADA, une telle restriction doit respecter des conditions précises. L’Acte uniforme prévoit notamment qu’une clause d’inaliénabilité ne peut excéder dix ans et doit être justifiée par un motif sérieux et légitime.

Cette clause doit donc être vérifiée avant d’engager une opération de cession.

Faut-il aussi examiner les accords entre actionnaires ?

Oui.

Les relations entre actionnaires ne sont pas toujours organisées uniquement par les statuts.

Un pacte ou une convention entre actionnaires peut contenir des règles relatives à :

  • la cession des actions
  • la priorité accordée à certains actionnaires
  • la sortie conjointe
  • certaines restrictions de transmission
  • l’organisation du contrôle
  • les conditions d’entrée ou de sortie d’un investisseur

Une cession peut donc être conforme aux statuts tout en devant également respecter d’autres engagements conclus entre les actionnaires.

Comment déterminer le prix des actions ?

Le prix de cession ne correspond pas nécessairement à la valeur nominale des actions.

La valorisation peut tenir compte notamment :

  • de la valeur de l’entreprise
  • de ses actifs
  • de ses biens immobiliers
  • de sa trésorerie
  • de ses créances
  • de ses dettes
  • de son chiffre d’affaires
  • de sa rentabilité
  • de ses contrats
  • de ses perspectives de développement
  • de ses engagements
  • de ses éventuels litiges

Les parties doivent donc déterminer clairement :

  • le nombre d’actions concernées
  • le prix convenu
  • les modalités de paiement
  • la date de paiement
  • les éventuelles conditions particulières

Pourquoi l’acquéreur doit-il examiner la société ?

Acquérir des actions signifie devenir actionnaire d’une société déjà existante.

L’acquéreur doit donc s’intéresser non seulement aux actions elles-mêmes, mais également à l’entreprise dans laquelle il investit.

Il peut être utile d’examiner notamment :

  • les statuts
  • la structure du capital
  • les principaux actifs
  • les dettes
  • les financements
  • les garanties
  • les contrats importants
  • les engagements de la société
  • les éventuels contentieux
  • les documents sociaux disponibles

Plus la participation acquise est importante, plus cette analyse préalable peut devenir déterminante.

Quels documents préparer ?

Selon la société et l’opération envisagée, il peut notamment être nécessaire de réunir :

  • les statuts à jour
  • les documents d’immatriculation de la société
  • les pièces d’identité du cédant et de l’acquéreur
  • la répartition actuelle du capital
  • les informations relatives aux actions concernées
  • les documents établissant les pouvoirs des représentants
  • les décisions sociales utiles
  • l’autorisation ou l’agrément lorsqu’il est nécessaire
  • les accords entre actionnaires lorsqu’ils concernent la cession
  • les informations relatives au prix
  • les modalités de paiement
  • les documents financiers utiles à l’opération

Des pièces complémentaires peuvent être nécessaires selon l’importance, la structure et les caractéristiques de la transaction.

Quels sont les principaux points de vigilance ?

Ne pas examiner les statuts

Une cession peut être soumise à des restrictions ou à une procédure spécifique.

Ignorer un pacte entre actionnaires

Certaines obligations relatives à la cession peuvent se trouver en dehors des statuts.

Ne pas vérifier une clause d’agrément

Une entrée au capital peut nécessiter une autorisation préalable.

Oublier un droit de préemption

D’autres actionnaires peuvent bénéficier d’une priorité pour acquérir les actions.

Céder des actions temporairement indisponibles

Une clause d’inaliénabilité peut empêcher temporairement leur transmission.

Mal déterminer le nombre d’actions

Le nombre de titres concernés et la participation correspondante doivent être clairement établis.

Fixer le prix sans analyser la société

La valeur économique d’une action peut être très différente de sa seule valeur nominale.

Mal encadrer le paiement

Le montant, les échéances et les modalités de règlement doivent être clairement déterminés.

Confondre actions et parts sociales

La procédure applicable à une SAS ou une SA ne doit pas être confondue avec celle d’une SARL.

L’accompagnement de l’Office Notarial Maître Kaïssa Camara

L’Office accompagne les actionnaires, investisseurs et dirigeants dans la préparation de leurs opérations de cession d’actions en Guinée.

L’accompagnement peut notamment porter sur :

  • l’examen des statuts
  • la vérification des actions concernées
  • l’identification des restrictions ou autorisations applicables
  • la préparation de l’acte
  • l’accompagnement des formalités liées à l’opération

L’objectif est de préparer un transfert clair, cohérent et juridiquement sécurisé.

Faire rédiger mes statuts

Comment se déroule une cession d’actions ?

Une fois les conditions de l’opération définies, la cession peut être formalisée.

Le déroulement dépend de la société, de ses statuts et des restrictions éventuelles.

Il peut notamment comprendre :

L’examen définitif du dossier

Les parties, les actions concernées, les statuts et les conditions de la cession sont vérifiés.

Le respect des procédures préalables

Lorsqu’un agrément, une préemption ou une autre autorisation s’applique, cette procédure doit être traitée avant la finalisation de l’opération.

La préparation de l’acte

L’accord entre le cédant et l’acquéreur est formalisé dans un document adapté à l’opération.

La signature

Les parties confirment leur accord sur le transfert des actions et ses conditions.

Le paiement

Le prix est réglé conformément aux modalités convenues.

La prise en compte du transfert par la société

Le changement d’actionnaire doit ensuite être traduit dans les documents et registres appropriés de la société selon les modalités applicables.

Que doit préciser l’acte de cession ?

L’acte doit permettre de comprendre précisément l’opération réalisée.

Il peut notamment identifier :

  • le cédant
  • l’acquéreur
  • la société concernée
  • le nombre d’actions transférées
  • la nature ou catégorie des actions lorsqu’il en existe plusieurs
  • le prix de cession
  • les modalités de paiement
  • la date du transfert
  • les éventuelles conditions préalables
  • les déclarations et engagements des parties

L’acte doit être cohérent avec les statuts, les décisions sociales et les éventuels accords applicables à la cession.

Comment sécuriser le paiement du prix ?

Le paiement représente un point essentiel de la transaction.

Il est utile de préciser :

  • le montant total
  • la devise utilisée
  • la date de paiement
  • le moyen de paiement
  • l’existence éventuelle d’un acompte
  • un éventuel paiement échelonné
  • les conditions auxquelles certains paiements sont soumis

Lorsque l’opération porte sur une participation importante, les parties peuvent également souhaiter encadrer plus précisément le calendrier et les conditions du règlement.

Que se passe-t-il après la cession ?

La cession modifie la répartition du capital de la société.

Il faut donc s’assurer que cette nouvelle situation est correctement prise en compte.

Cela peut notamment concerner :

  • les registres relatifs aux titres ou actionnaires
  • la répartition du capital
  • certains documents sociaux
  • les informations internes de la société
  • les statuts lorsqu’une modification est effectivement nécessaire
  • certaines déclarations ou formalités lorsque l’opération entraîne d’autres changements juridiques

Contrairement à une cession de parts sociales, une cession d’actions n’entraîne pas systématiquement une modification des statuts. Tout dépend notamment du contenu de ceux-ci et des conséquences concrètes de l’opération.

La cession entraîne-t-elle automatiquement un changement de dirigeant ?

Non.

La qualité d’actionnaire et la fonction de dirigeant sont distinctes.

Un actionnaire peut :

  • céder toutes ses actions et conserver une fonction de dirigeant
  • rester actionnaire tout en quittant la direction
  • céder ses actions et quitter simultanément ses fonctions
  • acquérir des actions sans exercer aucune fonction de direction

Lorsqu’un changement de dirigeant accompagne la cession, cette opération doit être traitée séparément.

Que devient le cédant ?

Lorsqu’il cède toutes ses actions

Il cesse de détenir une participation dans le capital après la réalisation régulière du transfert.

Il faut cependant examiner séparément :

  • ses éventuelles fonctions de direction
  • les garanties qu’il a personnellement consenties
  • les engagements particuliers qu’il aurait pris
  • les obligations prévues dans l’acte de cession

La vente de ses actions ne fait pas nécessairement disparaître tous ses autres engagements envers la société ou des tiers.

Lorsqu’il conserve certaines actions

Il reste actionnaire avec une participation réduite.

Ses droits de vote, droits financiers ou influence peuvent alors être différents.

Que devient l’acquéreur ?

L’acquéreur devient titulaire de la participation acquise lorsque le transfert est régulièrement réalisé.

Il intègre ainsi l’actionnariat d’une société dont il doit connaître :

  • les statuts
  • la gouvernance
  • ses droits de vote
  • ses droits financiers
  • les règles applicables aux actionnaires
  • les éventuelles restrictions concernant les futures cessions
  • les principales caractéristiques juridiques et économiques de la société

Son entrée peut également modifier les équilibres existants entre les actionnaires.

Cession d’actions dans une SAS : quels points méritent une attention particulière ?

La SAS est caractérisée par une importante souplesse statutaire.

Cette souplesse rend l’analyse des statuts particulièrement importante avant une cession.

Il faut notamment vérifier :

  • les règles d’entrée de nouveaux actionnaires
  • les éventuelles clauses d’agrément
  • les droits de préemption
  • les restrictions temporaires de cession
  • les différentes catégories d’actions
  • les droits attachés aux actions concernées
  • les règles de gouvernance
  • les accords éventuellement conclus entre actionnaires

L’APIP souligne précisément la grande souplesse d’administration de la SAS ainsi que l’importance d’une rédaction rigoureuse de ses statuts.

Cession d’actions dans une SA : que faut-il vérifier ?

Dans une SA, les actions sont en principe transmissibles, mais des restrictions peuvent être prévues dans certaines conditions.

L’APIP indique d’ailleurs parmi les caractéristiques de la SA la possibilité de céder les actions, sous réserve notamment d’une éventuelle clause d’agrément prévue dans les statuts.

Avant la cession, il convient donc d’examiner :

  • les statuts
  • la catégorie des actions
  • les éventuelles restrictions
  • l’autorité compétente lorsqu’un agrément existe
  • le nombre de titres transférés
  • les conséquences sur le capital
  • les éventuelles conséquences sur le contrôle de la société

Cession d’actions et entrée d’un investisseur

Lorsqu’un investisseur entre dans une société en rachetant les actions d’un actionnaire existant, les fonds versés servent généralement à acquérir les titres du cédant.

Cette opération doit être distinguée d’une augmentation de capital, dans laquelle de nouveaux titres sont émis et les fonds entrent dans la société.

Selon l’objectif recherché, un projet d’investissement peut donc prendre différentes formes :

  • rachat d’actions existantes
  • souscription à de nouvelles actions
  • combinaison des deux opérations

Cette distinction doit être clairement établie avant de formaliser l’opération.

Cession d’actions ou donation d’actions ?

Cession d’actions

Le transfert intervient en contrepartie d’un prix.

Donation d’actions

Les actions sont transmises à titre gratuit.

Cette seconde option peut notamment s’inscrire dans une démarche familiale ou patrimoniale.

Lorsqu’un dirigeant souhaite organiser la transmission progressive de son entreprise, il est utile d’examiner l’opération dans son ensemble avant de choisir le mécanisme retenu.

Cession d’actions dans un cadre familial

Une transmission d’actions peut permettre :

  • de faire entrer progressivement des enfants dans l’entreprise
  • de préparer la continuité de la société
  • de répartir une participation entre plusieurs membres de la famille
  • d’anticiper une succession
  • d’organiser progressivement le retrait d’un fondateur

Il faut alors coordonner les enjeux liés à la société avec les objectifs familiaux et patrimoniaux.

Quels risques en cas de cession mal finalisée ?

Violation d’une restriction statutaire

Une clause d’agrément, de préemption ou d’inaliénabilité peut affecter la validité ou les conséquences de l’opération.

Désaccord sur le prix

Une valorisation ou des modalités de paiement mal définies peuvent entraîner un conflit.

Mauvaise identification des actions

Les titres cédés doivent être clairement déterminés.

Formalités internes incomplètes

La société doit pouvoir identifier correctement son nouvel actionnariat.

Découverte tardive de difficultés

L’acquéreur peut découvrir après la transaction des dettes, engagements ou litiges qu’il n’avait pas suffisamment examinés.

Mauvaise compréhension des droits acquis

Toutes les actions ne confèrent pas nécessairement les mêmes droits lorsqu’une société possède plusieurs catégories de titres.

Confusion entre changement d’actionnaire et changement de dirigeant

La cession des actions ne modifie pas automatiquement les organes de direction.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une cession d’actions ?

C’est l’opération par laquelle un actionnaire transmet tout ou partie de ses actions à une autre personne en contrepartie d’un prix.

Quelles sociétés sont concernées ?

La cession d’actions concerne notamment les SAS et les SA.

Quelle différence entre une action et une part sociale ?

Les actions concernent notamment les SAS et SA. Les parts sociales concernent notamment les SARL.

Peut-on céder seulement une partie de ses actions ?

Oui. Un actionnaire peut céder une partie de sa participation et conserver le reste.

Les actions peuvent-elles être vendues librement ?

En principe, les actions sont transmissibles, mais les statuts ou certains accords peuvent prévoir des restrictions comme l’agrément, la préemption ou l’inaliénabilité dans les conditions autorisées par le droit OHADA.

Les autres actionnaires doivent-ils obligatoirement donner leur accord ?

Pas systématiquement. Cela dépend notamment de la société, de ses statuts et des mécanismes applicables à la cession.

Comment déterminer le prix d’une action ?

Le prix peut être déterminé à partir de la valeur de l’entreprise, de sa situation financière, de ses actifs, de ses dettes, de ses perspectives et des conditions négociées entre les parties.

Une cession d’actions oblige-t-elle à modifier les statuts ?

Pas systématiquement. Il faut vérifier si la cession affecte une information statutaire ou s’accompagne d’une autre modification nécessitant une mise à jour.

Céder toutes ses actions signifie-t-il quitter automatiquement la direction ?

Non. La qualité d’actionnaire et les fonctions de dirigeant sont juridiquement distinctes.

Quelle différence entre cession d’actions et augmentation de capital ?

Dans une cession, des actions existantes sont transférées entre un cédant et un acquéreur. Dans une augmentation de capital, la société crée ou émet de nouveaux titres selon les modalités applicables.

Peut-on céder des actions à un membre de sa famille ?

Oui, sous réserve des règles applicables à la société et des éventuelles restrictions prévues par les statuts ou accords concernés.

Vous envisagez de céder ou d’acquérir des actions en Guinée ?

Sortie d’un actionnaire, entrée d’un investisseur, réorganisation du capital ou transmission d’entreprise : la cession doit être préparée en tenant compte des statuts, des droits attachés aux actions et des conséquences de l’opération pour la société.

L’Office Notarial Maître Kaïssa Camara vous accompagne dans la préparation et la formalisation de votre cession d’actions en Guinée.

Préparer ma cession d’actions